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Aris / 21 Novembre 2025 à 16h30
Temps de lecture : 4 minutes
En résumé : Franchir un sens interdit constitue une infraction grave, sanctionnée par une amende de 4ème classe (135 € forfaitaire) et un retrait de 4 points du permis. Une suspension de permis est aussi possible. La contestation reste une option, notamment si vous n’étiez pas le conducteur, en cas d’erreurs de procédure, ou si la signalisation était défaillante. La vidéo-verbalisation permet également de relever cette infraction, avec une contestation possible. Il est crucial de ne jamais payer l’amende avant de contester. L’assistance d’un avocat expert est fortement recommandée pour défendre vos droits.
En tant qu’avocat en droit routier, je constate que l’infraction de sens interdit est particulièrement redoutée. Souvent commise par inadvertance, elle est sévèrement sanctionnée. Le non-respect de cette signalisation met en péril la sécurité de tous et peut causer des accidents graves. Il est donc essentiel de comprendre les sanctions et les recours possibles. Cet article clarifie les aspects juridiques et pratiques d’une amende pour sens interdit, du montant de l’amende au retrait de points, jusqu’aux stratégies de contestation.
Franchir un sens interdit est une infraction de quatrième classe. Les sanctions peuvent lourdement impacter votre permis. L’article R412-28 du Code de la route est très clair à ce sujet :
« Le fait, pour tout conducteur, de circuler en sens interdit est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe. Tout conducteur coupable de cette infraction encourt également la peine complémentaire de suspension, pour une durée de trois ans au plus, du permis de conduire, cette suspension pouvant être limitée à la conduite en dehors de l’activité professionnelle. Cette contravention donne lieu de plein droit à la réduction de quatre points. »
Voici le détail des sanctions :
Même si l’infraction est commise sans faire exprès, les sanctions s’appliquent. Le droit routier ne tient pas compte de l’intention mais de l’acte.
Idée d’encart : Les infractions à 4 points
Outre le sens interdit, d’autres infractions coûtent 4 points : non-respect d’un stop ou d’un feu rouge, ainsi que le non-respect des règles de priorité.
Contester une amende pour sens interdit est un droit, mais la procédure est stricte. La règle d’or est de ne jamais payer l’amende avant de contester, car payer équivaut à reconnaître l’infraction. Le délai de contestation est de 45 jours. Voici les motifs principaux :
C’est l’argument le plus efficace, surtout sans interception. L’article L121-3 du Code de la route stipule que le titulaire de la carte grise est redevable de l’amende, sauf s’il prouve qu’il n’est pas l’auteur de l’infraction.
Dans ces situations, vous évitez le retrait de points et l’amende.
Un avocat peut déceler des failles dans le PV :
La contestation se fait en ligne sur le site de l’ANTAI ou par courrier recommandé. L’aide d’un avocat est un atout majeur.
La vidéo-verbalisation permet de constater une infraction sans intercepter le véhicule. Bien que légale, elle n’interdit pas la contestation.
Le principe de la vidéo-verbalisation
Des caméras enregistrent l’infraction. Un agent identifie le véhicule via sa plaque et dresse un PV électronique envoyé au titulaire de la carte grise. Le sens interdit fait partie des infractions concernées depuis 2018.
Spécificités de la contestation
Contester est plus difficile à cause de la preuve vidéo, mais des arguments existent :
L’assistance d’un avocat est ici précieuse. Il pourra demander à voir les clichés, vérifier la légalité de la procédure et construire une contestation solide pour maximiser vos chances de succès.